Évêque de Nanterre : critique sur la fin de vie

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Lors d’une interview accordée à France Inter, l’évêque de Nanterre a partagé ses réflexions et opinions suite aux déclarations faites par Emmanuel Macron concernant un potentiel projet de loi sur l’euthanasie.

La polémique autour de l’aide à mourir : le point de vue de Monseigneur Matthieu Rougé

Lundi 11 mars, Monseigneur Matthieu Rougé, évêque de Nanterre et membre du conseil permanent de la Conférence des évêques de France, a exprimé ses critiques sur les annonces faites par Emmanuel Macron concernant un futur projet de loi sur « une aide à mourir ». Le président de la République a évoqué la présentation prochaine de ce texte en Conseil des ministres, suscitant des réactions contrastées.

Une réaction vive face aux annonces d’Emmanuel Macron

Dans un entretien accordé à Libération et à La Croix, Emmanuel Macron a déclaré que la future loi établissant une aide à mourir serait soumise à des conditions strictes, avec la possibilité pour les patients de choisir le lieu où cette procédure pourrait avoir lieu. Cette approche a été vertement critiquée par Monseigneur Rougé, qui a qualifié ces mesures d’incompréhensibles. Il a exprimé des inquiétudes quant à l’ouverture potentielle à une pratique généralisée des gestes létaux dans les Ehpad.

En outre, Monseigneur Rougé a déploré le choix de terminologie fait par Emmanuel Macron, préférant parler d' »aide à mourir » plutôt que d’euthanasie ou de suicide assisté. Pour l’évêque de Nanterre, ces termes atténuent la gravité de la situation et représentent un euphémisme inadapté.

Un futur texte très contesté

Monseigneur Matthieu Rougé a qualifié le projet de loi sur l’aide à mourir de « très mauvaise surprise », soulignant un écart important entre les promesses initiales du président de la République et le contenu réel du texte. Selon lui, l’accent devrait être mis sur le développement des soins palliatifs plutôt que sur des mesures favorisant l’euthanasie.

L’évêque de Nanterre estime qu’une société véritablement humaniste devrait prioriser l’amélioration des soins palliatifs, soulignant l’importance de prendre en considération l’humanité de la mort dans nos sociétés contemporaines.

En définitive, Monseigneur Matthieu Rougé plaide pour un véritable progrès en matière d’accompagnement des patients en fin de vie, insistant sur la nécessité d’investir massivement dans les soins palliatifs plutôt que de légiférer sur l’aide à mourir.

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